Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 15:10

Propos recueillis par Barbara Witkowska

Face à l'explosion des dépressions, il est urgent de remettre à plat les modes de pensée en vigueur et d'en inventer d'autres. Les psychothérapies nouvelles, dites de troisième génération, s'y emploient. Elles sont fondées sur l'acceptation des émotions, la méditation et la pleine conscience. Rencontre avec le Dr Yasmine Liénard, psychiatre française et auteure de Pour une sagesse moderne (éditions Odile Jacob). 

Le Vif/L'Express : Comment définissez-vous la dépression ?

Yasmine Liénard : Dans la classification classique des maladies mentales, la dépression est désignée par un « code » DSM 4. Elle englobe cinq parmi neuf symptômes qui doivent être présents depuis au moins quinze jours : tristesse, perte de plaisir, troubles d'appétit, fatigue, diminution d'intérêt pour le monde environnant, agitation ou ralentissement moteur, culpabilité, problème de concentration et pensées morbides. Ce sont des critères officiels justifiant une prise en charge. Dans la dépression, il y a aussi le problème de rechutes. Quand une personne fait une dépression, elle a 50 % de chance d'en faire une deuxième et 80 % de chance d'en faire une troisième. Donc, la dépression n'est quasiment pas guérissable car, dès le premier épisode, une « empreinte est laissée ». La cause de la dépression est, selon les théories psychologiques, depuis la psychanalyse, soit biologique, soit génétique.

Les psychologues américains ont fourni de nouvelles pistes. Lesquelles ? 

Dans les années 1990, une nouvelle hypothèse, psychologique, inspirée par les travaux en science cognitive, a été développée par des psychologues américains, tels Steven Hayes, Zindel Segal ou Marsha Linehan. Leur travail s'est focalisé sur le « noyau » de pensée d'un déprimé. Ils sont arrivés à la conclusion suivante : la dépression, ce qui fait déprimer, vient de ce qu'on se raconte dans la tête. Un déprimé rumine, il se tricote des pensées qui entretiennent des émotions négatives et le font souffrir. Il va en rajouter par des pensées autodestructrices et inutiles comme : « C'est affreux » ou « C'est horrible ». La non-acceptation de la souffrance crée de la souffrance. Autrement dit, quand quelqu'un se sent triste et souffre et quand il essaie à tout prix de sortir de cette souffrance, il va entraîner une lutte qui va générer davantage de souffrance. Les pensées autodestructrices sont sans rapport avec la réalité. Plus on se fait son « cinéma » dans la tête, un cinéma faux et déconnecté du réel, plus on génère de la peur, du stress et de l'anxiété. Or on peut se sentir mieux, en agissant sur son esprit et non sur son environnement. Bouddha, le premier, a démontré le rôle des pensées dans la souffrance et les bénéfices de la méditation pour mettre à distance les phénomènes mentaux. 

Ce constat a bouleversé toutes les catégories diagnostiques...

Oui. Et il a donné naissance à une troisième vague de thérapies cognitives et comportementales, dites « émotionnelles ». Arrivées en France, et aussi en Belgique, vers 2006, elles ouvrent la porte au traitement de tous les troubles mentaux, la dépression, mais aussi l'anxiété, les phobies, les troubles du comportement alimentaire, l'alcoolisme, etc. Le coeur de ce protocole consiste à apprendre aux sujets à accepter leurs états émotionnels, même douloureux, et à ne pas chercher à fuir leur vulnérabilité. Autrement dit, nous souffrons parce que nous ne voulons pas souffrir. Selon moi, nous sommes dans une véritable révolution psychiatrique.

La suite de cet article sur levif.be link

Par Fabien Le Bihan
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 12:25

Pour la première fois de l'histoire des Jeux paralympiques, le handicap mental aura cette année droit de Cité. Une situation inédite qui conforte les organisateurs des Trophées du sport dans leur démarche de mise en lumière de ces sportifs.

À manifestation unique, organisation unique. Et cette année encore, malgré la baisse de moitié des subventions survenue en 2007 (de 8000 à 4000 euros), les organisateurs des Trophées du sport n'ont pas ménagé leur peine pour conserver à cette manifestation qui « depuis 14 ans met en avant le handicap mental et psychique », ses lettres de noblesse. Cette année encore, ce ne sera donc pas une édition au rabais. Bien au contraire. Comme depuis quatorze ans, tout au long de la journée, tout a été fait, pensé, organisé pour que sportifs du sport adapté et sportifs de haut niveau, anciens ou actuels, partagent des instants de vie inoubliables. A travers la manifestation « Sport en fête » mais aussi et surtout à travers une rencontre de football sport adapté et lors de la soirée de gala. « Au moins une fois dans l'année, ces sportifs du sport adapté existent en tant que personne à part entière. Pas pour ce qu'ils sont mais ce qu'ils font », précise le président Guilhem. Il ajoute : « Les Trophées du sport sont d'autant plus originaux et intéressants qu'ils représentent une main tendue, à travers le sport, vers le handicap mental. » Une démarche confortée cette année par la participation de personnes handicapées mentales, pour la première fois de leur histoire, aux jeux paralympiques.

Bénéfices > au profit du sport adapté. Tous les bénéfices (Sport en fête, soirée de gala, vente au enchères, seront reversés au comité départemental de sport adapté. L'année dernière, les organisateurs avaient remis un chèque de 3 750 euros au sport adapté audois.

Source La Dépêche link

Par Fabien Le Bihan - Publié dans : Solidarité
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 04:58

Marie-Arlette Carlotti

Si la mission de Stéphane le Foll apparaît difficile, celle de Marie-Arlette Carlotti semble quasiment impossible. La ministre déléguée chargée des Personnes handicapées se présente pour la première fois aux élections législatives. Ce sera dans la cinquième circonscription des Bouches-du-Rhône, et ce ne sera pas une mince affaire. Elle fera en effet face à l’UMP Renaud Muselier, bien implanté puisque réélu sans discontinuer depuis 2007. Il y a cinq ans, ce dernier avait obtenu 45,7% des voix dès le premier tour, avant d’être confortablement réélu avec 53,32% des suffrages.

Et Marie-Arlette Carlotti ne pourra sans doute pas bénéficier des effets d’une triangulaire. Le Front national ne semble pas en mesure de dépasser le seuil fatidique des 12,5% des inscrits. Mais la ministre, inconnue du grand public avant sa nomination, compte elle aussi sur son implantation locale, elle qui est conseillère générale depuis 1998. Et elle peut avancer qu’à l’élection présidentielle, c’est François Hollande qui est arrivé en tête dans la circonscription au second tour, avec 50,22% des voix. Soit à peu près 200 voix d’avance. Le maroquin de Marie-Arlette Carlotti pourrait se jouer à peu de choses.

Source Europe 1 link

Par Fabien Le Bihan - Publié dans : Politique
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 13:06

Dans le cadre de ses missions médico-sociales de proximité, le Conseil général des Alpes-Maritimes met en œuvre un plan départemental de la santé mentale, afin de répondre de manière globale et planifiée, à un certain nombre de problématiques rencontrées par les malades et leurs aidants.

Élaboré en association avec les familles, usagers, établissements sanitaires et médico-sociaux, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, les professionnels de la santé, ce plan s’articule autour de 4 mesures phares destinées à aider au quotidien les malades et leur famille que ce soit en matière de démarches administratives, ou encore d’intégration sociale et 5 mesures spécifiques contre l’autisme, les troubles anxieux de l’enfant, la gérontopsychiatrie, l’addiction et le suicide.

Source Nice Prenium link

Par Fabien Le Bihan - Publié dans : Solidarité
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 02:35

1. Simplement Être

EXTRAIT: "La pire des privations n’est pas dans ce qui manque mais dans l’ignorance de ce qu’on a déjà. La pire des solitudes n’est pas d’être seul mais c’est être mal avec soi-même et dans l’ignorance de qui on est. Le Bouddha Siddharma Gautama disait : « Il faudra choisir entre Être et Avoir, deux notions fondamentalement opposées ». Non pas qu’il faille renoncer à tout ou entrer dans la vie monastique, mais ce conflit nous oblige à choisir entre la spiritualité et la recherche toujours insatiable de possession illusoire de biens matériels, de recherche de reconnaissance ou de relations toujours disponibles. Bien sur on peut recevoir, mais Être est avant tout Donner, à soi, à autrui. Donner, c’est faire un cadeau plus ajusté à l’autre que plaisant à soi, et qui ne soit pas motivé par une attente de retour comme dans un troc. Pour effectuer de vrais dons, il faut Être. On ne peut pas pleinement offrir dans la superficialité, si on n'est pas là, plein, vrai, centré, vulnérable, spontané, authentique, vibrant, incarné. ffrir au moins Soi. Quoiqu’on fasse ou qu’on dise, on ne transmet que ce qu’on est." 

Par Eric brabant. Gestalt Thérapeute et Formateur, Toulouse, France.
http://www.psycho-ressources.com/bibli/simplement-etre.html

Par Fabien Le Bihan - Publié dans : Billets d'humeur
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